Donner, c’est devenu naturel pour beaucoup de femmes. Mais savent-elles encore recevoir ?
Pour beaucoup de femmes, donner, ce n’est même plus une question.
C’est naturel.
Presque automatique.
Prendre soin.
Écouter.
Penser à tout.
Aider.
Rassurer.
Être là, même quand on est fatiguée.
On l’a souvent appris tôt.
Être gentille.
Être disponible.
Ne pas trop demander.
Faire passer les autres avant soi.
Petit à petit, ça devient une manière d’être.
On devient celle qui gère, qui porte, qui organise, qui tient.
Celle sur qui on peut compter.
Et oui, c’est beau.
Mais à l’intérieur, il y a parfois autre chose
De la fatigue.
Un trop-plein.
Et une question qu’on n’ose pas toujours se poser :
Et moi… quand est-ce que je reçois ?
Recevoir, ce n’est pas si simple
Sur le papier, ça paraît facile.
Mais dans la vraie vie…
- On te propose de l’aide → tu dis “non ça va”.
- On te fait un compliment → tu le repousses.
- Tu as du temps pour toi → tu culpabilises.
Comme si recevoir mettait mal à l’aise.
Comme s’il fallait le mériter.
Donner pour être aimée
Beaucoup de femmes ont grandi avec cette idée, parfois sans s’en rendre compte :
👉 donner, c’est être aimée
👉 être utile, c’est avoir une place
Alors on donne. Encore. Et encore.
Mais une question peut apparaître :
Est-ce qu’on m’aime pour moi… ou pour tout ce que je fais ?
Le déséquilibre s’installe doucement
Le problème, ce n’est pas de donner.
Le problème, c’est quand il n’y a plus de place pour soi.
Quand on sait très bien ce dont les autres ont besoin…
mais qu’on ne sait plus répondre à :
De quoi j’ai besoin, moi ?
Ça peut donner :
- de la fatigue qui reste
- de l’agacement
- une sensation de vide
- ou l’impression d’être là pour tout le monde… sauf pour soi
Recevoir, ça s’apprend aussi
Recevoir, ce n’est pas être égoïste.
C’est remettre de l’équilibre.
C’est accepter :
- de ne pas tout faire seule
- de ne pas tout porter
- d’avoir des besoins
Ça commence par des choses simples :
Dire merci sans minimiser.
Accepter un coup de main.
Prendre du temps sans se justifier.
Dire “là j’ai besoin de souffler”.
Et si ça commençait là ?
Tu n’as pas besoin de tout changer.
Juste peut-être…
laisser un peu plus de place.
Un peu plus d’air.
Un peu plus de douceur pour toi.
Parce qu’au fond, tu n’as rien à prouver pour recevoir.
Et si, aujourd’hui, tu t’autorisais simplement à te poser cette question :
Et moi… est-ce que je sais recevoir ?